Dans la circulation de Kinshasa, ses robots humanoïdes retiennent l’attention. Chargés de réguler la circulation, ils sont le chef-d’œuvre de l’ingénieure en électronique industrielle et chef d’entreprise de 42 ans Thérèse Izay Kirongozi et sont commercialisés à 27 500 dollars l’unité.
Un succès technologique né du génie et de l’enthousiasme de Kirongozi. A la tête de l’association Women’s Technology (Wotech), l’inventrice congolaise a un parcours atypique. Tentée par une carrière dans le mannequinat, elle a été orientée vers l’ingénierie par son père. Un tour de force qu’elle ne regrette pas avec du recul. « Mon père m’a inscrite à l’Ista (Institut supérieur de techniques appliquées ndlr) alors que je voulais poursuivre mes études en Europe, dans un autre domaine. Je pensais à tort que l’informatique industrielle n’était pas faite pour moi. Pourtant, au fil des mois, j’y ai pris goût », confie t-elle à Jeune Afrique.
Un diplôme d’ingénieur et des robots entièrement fabriqués localement plus tard, Kirongozi savoure : « Les autorités ont eu du mal à se faire à l’idée que ces automates, fabriqués ici grâce à une technologie 100 % congolaise, pouvaient répondre aux besoins d’une ville tentaculaire comme Kinshasa. » . Un sentiment du devoir accompli, mais surtout la ferme intention d’exporter à court terme les robots que fabrique sa société dans toute l’Afrique.
Depuis Mars 2015, ce sont en tout cinq robots-policiers made in Kinshasa qui assurent la circulation dans la capitale congolaise.
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